Chronique #23 – ACCEPTER LE CHANGEMENT

ACCEPTER LE CHANGEMENT

Nous vivons dans une société où le changement est permanent et de plus en plus rapide. Très souvent, nous éprouvons de la difficulté à accepter le changement, nous avons tendance à y opposer de la résistance.

Pour avancer, nous avons avantage à l’accepter, c’est-à-dire abandonner nos habitudes pour nous diriger vers quelque chose de nouveau. Il est certain que cela crée une certaine insécurité et comporte certains risques. Nous devons donc être prudents, mettre toutes les chances de notre côté, tout en demeurant ouverts. En raison des changements de la société, ce qui était bon hier ne l’est peut-être plus aujourd’hui ou ne le sera pas demain. Si nous oublions de nous adapter, nous pouvons subir de véritables échecs ou souffrir inutilement, un peu comme l’individu qui, par une belle journée ensoleillée, décide de se reposer à l’ombre sous un arbre dans une chaise longue où il s’endort; après deux heures, il se réveille exposé sous un soleil de plomb. Il est frustré à la pensée qu’il s’est choisi une bonne place à l’ombre et que sans bouger, il se fait maintenant brûler. Il cherche un coupable, il s’en prend au soleil : s’il n’avait pas changé de place, je serais encore à l’ombre!… Puis, tout à coup il se dit : « Non, je n’ai pas raison de m’en prendre au soleil, car il ne bouge pas, c’est la terre qui tourne, c’est donc elle qui est la grande responsable de mes brûlures présentement. » Par la suite, il regarde l’arbre et constate que si les branches étaient plus longues, il serait encore à l’ombre; il s’en prend donc à l’arbre et tant et aussi longtemps qu’il refuse de bouger et cherche un coupable, il continue à se faire brûler. Au moment où il décide de se lever, de déplacer sa chaise de quelque deux pieds, il se trouve encore à l’ombre. Or très souvent, nous souffrons parce que nous n’acceptons pas de nous remettre en question, ou parce que nous refusons des changements.

Un jour, j’avais un conseiller qui voulait apporter certains changements, ce à quoi je résistais. Il m’a dit : « Tu n’as peut-être pas encore assez souffert; lorsque tu seras fatigué de souffrir, tu accepteras de faire les changements qui s’imposent. » Depuis ce temps, je tente d’être attentif à mes peines, pour découvrir les changements que je dois apporter dans ma façon de penser, d’être ou d’agir, dans ma famille, dans mon travail, etc.

C’est par les amendements, dans la bonne direction, que nous réussissons à atteindre de nouveaux sommets.

http://www.fcdj.org/bibliotheque/livres_de_leandre_lachance

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