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Chronique #26 – IGNORER NOS POINTS FAIBLES

IGNORER NOS POINTS FAIBLES

Très souvent, nous ne savons pas trop quelle attitude prendre devant nos points faibles pour les corriger, ou comment agir envers ceux et celles que nous aimons, pour les aider à s’en départir. Beaucoup pensent qu’en répétant à nos enfants leurs points faibles, ou leurs défauts, on va les aider à s’en corriger, alors que pour moi, nous ne faisons que les convaincre qu’ils sont paresseux ou menteurs ou étourdis ou gênés, etc. Voici trois cas vécus.

Les professeurs de l’élémentaire et du premier cycle du secondaire de notre fille Sylvie nous disaient : « Vous avez une petite fille gentille, mais elle est très timide. Elle accepte de s’exprimer seulement lorsqu’elle est sûre de la réponse et que personne d’autre ne lève la main. Par contre, elle s’exprime bien. » De retour à la maison, nous ne lui transmettons qu’une partie du commentaire, en lui disant que son professeur nous avait dit qu’elle s’exprimait bien et nous en étions heureux. C’est alors que petit à petit, nous avons vu sa timidité disparaître. Elle a même été, durant son cours universitaire, vice-présidente de l’A.I.E.S.E.C. et a dû parler à plusieurs centaines d’étudiants, et ce, avec beaucoup d’aisance. Aujourd’hui, elle n’est pas du tout une femme timide; au contraire, elle est très sûre d’elle-même et bien dans sa peau. Ce n’est que lorsqu’elle a eu 27 ou 28 ans que je lui ai avoué que les professeurs disaient qu’elle était timide à l’école. Elle avait changé… et pour le mieux!

Au temps de la grande réforme scolaire au Québec, où l’on classait les enfants par groupes de forts, de moyens et de faibles, sœur René du St-Sacrement, EC.S.C.J., qui a travaillé avec nous dans l’organisation du Collège du Sacré-Cœur et qui était reconnue comme une autorité en pédagogie, nous racontait ceci : « Lors d’une expérience dans une école, on a dit à ceux du groupe classé fort qu’ils étaient des faibles et aux faibles, qu’ils étaient des forts. À la fin de l’année scolaire, les forts étaient devenus des faibles et les faibles, des forts. »

J’avais un vendeur qui avait beaucoup de talents, mais qui connaissait un faible succès, dû au fait qu’il travaillait peu. Dans une rencontre de supervision que j’ai eue avec lui, il me dit : « J’ai découvert pourquoi j’ai peu de succès, c’est que je suis paresseux. » J’ai cru à ce moment que son problème allait être de lui-même réglé, puisqu’il avait enfin découvert sa faiblesse; mais le temps passa et, un mois plus tard, sa production était encore plus faible que jamais auparavant. Je ne comprenais pas pourquoi la situation s’était si empirée. Par la suite, je compris. En reconnaissant qu’il était paresseux, il ne faisait que confirmer sa situation et se comportait alors pour justifier cette attitude de paresseux. Il ne lui suffisait donc pas de reconnaître, il fallait qu’il découvre ses points forts, capables de faire disparaître son point faible. La bonne attitude aurait été alors de se dire : « J’aime rencontrer le monde, je suis un bon vendeur et plus je vais rencontrer de personnes, plus je vais mettre en évidence mon talent de vendeur, et on ne s’apercevra pas que je suis un paresseux. »

Il m’apparaît qu’avec les enfants, nous avons avantage à bâtir leur confiance en eux-mêmes, en mettant l’accent sur leur point fort et en oubliant leur point faible. Chez un adulte, quand il a pris conscience d’un point faible, il doit trouver immédiatement le point fort qui va le mettre en valeur, et ce dernier va faire disparaître son point faible. On dit que c’est avec nos points forts que nous gagnons la guerre et c’est sûrement en les mettant en valeur que nous allons atteindre de nouveaux sommets.

http://www.fcdj.org/bibliotheque/livres_de_leandre_lachance

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Pensée du jour

25 avril 2019
:

IGNORER NOS POINTS FAIBLES

Très souvent, nous ne savons pas trop quelle attitude prendre devant nos points faibles pour les corriger, ou comment agir envers ceux et celles que nous aimons, pour les aider à s’en départir. Beaucoup pensent qu’en répétant à nos enfants leurs points faibles, ou leurs défauts, on va les aider à s’en corriger, alors que pour moi, nous ne faisons que les convaincre qu’ils sont paresseux ou menteurs ou étourdis ou gênés, etc. Voici trois cas vécus.

Les professeurs de l’élémentaire et du premier cycle du secondaire de notre fille Sylvie nous disaient : « Vous avez une petite fille gentille, mais elle est très timide. Elle accepte de s’exprimer seulement lorsqu’elle est sûre de la réponse et que personne d’autre ne lève la main. Par contre, elle s’exprime bien. » De retour à la maison, nous ne lui transmettons qu’une partie du commentaire, en lui disant que son professeur nous avait dit qu’elle s’exprimait bien et nous en étions heureux. C’est alors que petit à petit, nous avons vu sa timidité disparaître. Elle a même été, durant son cours universitaire, vice-présidente de l’A.I.E.S.E.C. et a dû parler à plusieurs centaines d’étudiants, et ce, avec beaucoup d’aisance. Aujourd’hui, elle n’est pas du tout une femme timide; au contraire, elle est très sûre d’elle-même et bien dans sa peau. Ce n’est que lorsqu’elle a eu 27 ou 28 ans que je lui ai avoué que les professeurs disaient qu’elle était timide à l’école. Elle avait changé... et pour le mieux!

Au temps de la grande réforme scolaire au Québec, où l’on classait les enfants par groupes de forts, de moyens et de faibles, sœur René du St-Sacrement, EC.S.C.J., qui a travaillé avec nous dans l’organisation du Collège du Sacré-Cœur et qui était reconnue comme une autorité en pédagogie, nous racontait ceci : « Lors d’une expérience dans une école, on a dit à ceux du groupe classé fort qu’ils étaient des faibles et aux faibles, qu’ils étaient des forts. À la fin de l’année scolaire, les forts étaient devenus des faibles et les faibles, des forts. »

J’avais un vendeur qui avait beaucoup de talents, mais qui connaissait un faible succès, dû au fait qu’il travaillait peu. Dans une rencontre de supervision que j’ai eue avec lui, il me dit : « J’ai découvert pourquoi j’ai peu de succès, c’est que je suis paresseux. » J’ai cru à ce moment que son problème allait être de lui-même réglé, puisqu’il avait enfin découvert sa faiblesse; mais le temps passa et, un mois plus tard, sa production était encore plus faible que jamais auparavant. Je ne comprenais pas pourquoi la situation s’était si empirée. Par la suite, je compris. En reconnaissant qu’il était paresseux, il ne faisait que confirmer sa situation et se comportait alors pour justifier cette attitude de paresseux. Il ne lui suffisait donc pas de reconnaître, il fallait qu’il découvre ses points forts, capables de faire disparaître son point faible. La bonne attitude aurait été alors de se dire : « J’aime rencontrer le monde, je suis un bon vendeur et plus je vais rencontrer de personnes, plus je vais mettre en évidence mon talent de vendeur, et on ne s’apercevra pas que je suis un paresseux. »

Il m’apparaît qu’avec les enfants, nous avons avantage à bâtir leur confiance en eux-mêmes, en mettant l’accent sur leur point fort et en oubliant leur point faible. Chez un adulte, quand il a pris conscience d’un point faible, il doit trouver immédiatement le point fort qui va le mettre en valeur, et ce dernier va faire disparaître son point faible. On dit que c’est avec nos points forts que nous gagnons la guerre et c’est sûrement en les mettant en valeur que nous allons atteindre de nouveaux sommets.

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