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Chronique #27 – FAIRE APPEL AUX VALEURS DES GENS

FAIRE APPEL AUX VALEURS DES GENS

Nous pouvons obtenir des gens beaucoup de bénévolat, si nous faisons appel à des valeurs profondes. Ma plus belle expérience est la suivante.

Alors que j’avais suivi avec beaucoup d’intérêt et que j’étais très préoccupé par l’attitude laïcisante du rapport Parent des années 60 qui a donné naissance à la grande réforme scolaire au Québec, j’en arrivai à croire fortement que la seule façon de retransmettre les valeurs chrétiennes à nos enfants ne pouvait être possible que par les institutions privées. Ces dernières, par contre, éprouvaient beaucoup de difficulté à survivre. D’ailleurs, plusieurs de ces écoles avaient déjà fermé leurs portes. À cette époque, notre fille Sylvie, qui était au début de son secondaire, fréquentait le Collège du Sacré-Cœur de Sherbrooke, institution privée pour filles, dirigée par les Filles de La Charité du Sacré-Cœur de Jésus.

Lors d’une réunion de parents, les religieuses nous annoncent qu’elles avaient vendu la bâtisse pour l’aménagement du nouveau cégep et que, par conséquent, elles se voyaient dans l’obligation de fermer leurs portes sous peu. J’entrepris, avec un groupe de parents, en collaboration avec la direction, de faire survivre le collège. Je me souviens d’une remarque de quelqu’un qui me trouvait complètement fou d’espérer du bénévolat et de la coopération à Sherbrooke, dans les années 1970. Chacun désire son confort et veut vivre pour soi, me disait-on. Malgré ces remarques, il m’apparut qu’il était plus important de travailler à donner à mes enfants une meilleure éducation, tout en favorisant plusieurs autres familles, que de gagner plus d’argent; donc, le collège devenait pour moi une priorité et passait avant mon entreprise. C’est ce que je me mis à répéter aux gens qui m’entouraient dans l’organisation de la survie de ce collège. La persévérance de ce groupe fut remarquable. Vint un temps où nous avons dû tenir quatre réunions dans la même journée; c’était une lutte constante contre le calendrier, afin d’être prêts à ouvrir en septembre. Mes trois principaux collaborateurs laissaient leur entreprise et tous étaient présents à chacune des réunions. Lorsque nous avons déménagé de la rue Parc à la rue Belvédère, nos camions étaient fournis gratuitement et nous avions assez de bénévoles pour faire la chaîne du camion jusqu’à la dernière classe au troisième étage. De plus, le ménage s’est fait gratuitement. Un propriétaire d’immeubles, qui trouvait que son épouse s’épuisait à l’organisation du collège, est allé jusqu’à nous fournir gratuitement les services d’un concierge pour ainsi aider à compléter les travaux.

Beaucoup de gens sont généreux et désirent donner s’ils voient la possibilité de contribuer à la réalisation d’une œuvre valable. À nous de savoir les impliquer. Travailler à une œuvre, en collaboration avec un groupe, est un excellent moyen d’atteindre de nouveaux sommets.

http://www.fcdj.org/bibliotheque/livres_de_leandre_lachance

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Pensée du jour

24 avril 2019
:

FAIRE APPEL AUX VALEURS DES GENS

Nous pouvons obtenir des gens beaucoup de bénévolat, si nous faisons appel à des valeurs profondes. Ma plus belle expérience est la suivante.

Alors que j’avais suivi avec beaucoup d’intérêt et que j’étais très préoccupé par l’attitude laïcisante du rapport Parent des années 60 qui a donné naissance à la grande réforme scolaire au Québec, j’en arrivai à croire fortement que la seule façon de retransmettre les valeurs chrétiennes à nos enfants ne pouvait être possible que par les institutions privées. Ces dernières, par contre, éprouvaient beaucoup de difficulté à survivre. D’ailleurs, plusieurs de ces écoles avaient déjà fermé leurs portes. À cette époque, notre fille Sylvie, qui était au début de son secondaire, fréquentait le Collège du Sacré-Cœur de Sherbrooke, institution privée pour filles, dirigée par les Filles de La Charité du Sacré-Cœur de Jésus.

Lors d’une réunion de parents, les religieuses nous annoncent qu’elles avaient vendu la bâtisse pour l’aménagement du nouveau cégep et que, par conséquent, elles se voyaient dans l’obligation de fermer leurs portes sous peu. J’entrepris, avec un groupe de parents, en collaboration avec la direction, de faire survivre le collège. Je me souviens d’une remarque de quelqu’un qui me trouvait complètement fou d’espérer du bénévolat et de la coopération à Sherbrooke, dans les années 1970. Chacun désire son confort et veut vivre pour soi, me disait-on. Malgré ces remarques, il m’apparut qu’il était plus important de travailler à donner à mes enfants une meilleure éducation, tout en favorisant plusieurs autres familles, que de gagner plus d’argent; donc, le collège devenait pour moi une priorité et passait avant mon entreprise. C’est ce que je me mis à répéter aux gens qui m’entouraient dans l’organisation de la survie de ce collège. La persévérance de ce groupe fut remarquable. Vint un temps où nous avons dû tenir quatre réunions dans la même journée; c’était une lutte constante contre le calendrier, afin d’être prêts à ouvrir en septembre. Mes trois principaux collaborateurs laissaient leur entreprise et tous étaient présents à chacune des réunions. Lorsque nous avons déménagé de la rue Parc à la rue Belvédère, nos camions étaient fournis gratuitement et nous avions assez de bénévoles pour faire la chaîne du camion jusqu’à la dernière classe au troisième étage. De plus, le ménage s’est fait gratuitement. Un propriétaire d’immeubles, qui trouvait que son épouse s’épuisait à l’organisation du collège, est allé jusqu’à nous fournir gratuitement les services d’un concierge pour ainsi aider à compléter les travaux.

Beaucoup de gens sont généreux et désirent donner s’ils voient la possibilité de contribuer à la réalisation d’une œuvre valable. À nous de savoir les impliquer. Travailler à une œuvre, en collaboration avec un groupe, est un excellent moyen d’atteindre de nouveaux sommets.

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