Chronique #42 – Découvrir la puissance de la prière

Découvrir la puissance de la prière

Il y a une grande réalité qu’une partie importante de notre peuple est en train de perdre, c’est la puissance de la prière. Élisabeth et moi étions très préoccupés de voir nos enfants ignorants et complètement indifférents sur le plan de la foi; pour nous, c’était un véritable échec de constater que nous étions incapables de transmettre à nos enfants ce que j’ai toujours cru être le plus bel héritage de mes ancêtres : la foi.

Lors d’une fin de semaine organisée par l’Association chrétienne de témoins dans l’entreprise (ACTE), un mouvement d’évangélisation de la classe dirigeante, désemparé, j’aborde un Père pour lui demander quelle était la meilleure attitude à prendre face à nos enfants qui ne veulent rien entendre sur le plan spirituel. Lui de me répondre, en me pointant du doigt : « Toi, ne te mêle pas de ça. » Je ne comprenais absolument pas et il me répète la même phrase une autre fois en y ajoutant : « Toi tu prétends avoir la foi, prie pour eux et donne-les au Seigneur. » Et il est parti.

C’est ce que nous avons fait. Seul, je les ai donnés à Dieu et ensuite Élisabeth et moi nous nous sommes retrouvés tous les deux seuls dans une église où, à haute voix, devant le tabernacle, nous les avons donnés, et nous avons pleuré. Je crois que notre don était réel. Nous avons commencé à prier pour eux et nous avons été témoins d’une multitude de problèmes qui se réglaient d’eux-mêmes.

J’en mentionne quelques-uns. Alors que Sylvie avait 18 ans, elle nous arrive un samedi soir tout heureuse d’avoir skié avec un jeune professeur de ski qui lui propose une semaine au mont Ste-Anne. Nous la laissons décider, en priant cette situation, après toutefois lui avoir donné notre opinion. D’elle-même, elle a décidé de ne pas y aller.

Une autre fois, c’est Édith qui veut faire son cégep à Saint-Hyacinthe, pour étudier le théâtre. Nous ne voulions pas la voir quitter la maison si tôt. Nous avons adopté la même attitude que dans le cas précédent et, d’elle-même, elle a décidé de poursuivre ses études à Sherbrooke.

Il y a eu plusieurs autres cas du genre, mais là où Dieu m’a réellement confirmé qu’il entendait nos prières, c’est dans le fait suivant : Sylvie acceptait de nous accompagner à la messe le dimanche, parce que c’était une bonne enfant et qu’elle ne voulait pas nous faire de la peine. Je la sentais passive et pas intéressée du tout. Je disais au Seigneur : « Tu l’as présentement dans Ta maison, profites-en pour la toucher d’une façon particulière, car j’ai l’impression que Tu ne l’auras pas longtemps; profites-en pour la rejoindre. Et je me permettais d’ajouter : « brasse-la, secoue-la, mais fais quelque chose »; et, selon moi, il ne se passait rien. Un jour, elle dit à Élisabeth : « Je ne sais ce qui se passe quand je vais à la messe; il n’y a rien qui me touche, ni les chants ni ce que pourrait dire le prêtre, mais je sens monter en moi quelque chose de tellement fort, que si je ne me retenais pas, j’éclaterais en sanglots. » Ce fut pour moi la confirmation de la puissance de la prière. Vivre dans un état de prière nous permet d’atteindre de nouveaux sommets.

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