Il vous faut tout accueillir ?

Il vous faut tout accueillir ?

Quelque chose vient de vous arriver. Une bonne nouvelle qui vous met mal à l’aise. Ou une épreuve qui n’a aucun sens. Ce que vous ressentez a un sens, même si vous ne le voyez pas encore. Et vous n’êtes pas seul devant cela.

Un premier geste avant tout le reste

Il n’y a rien à comprendre tout de suite. Rien à justifier. Un seul geste suffit pour commencer : accueillir ce qui vous arrive, tel quel, et le déposer devant Jésus.

« Tu n’as pas à comprendre ce que tu vis, tu as à l’accueillir. »
(Vol.2 M.90)

Peut-être reconnaissez-vous votre situation ici :

  • Une souffrance qui dure, et que vous ne savez plus où déposer
  • Une joie ou une grâce que vous n’osez pas recevoir pleinement
  • Un événement difficile qui n’a, à vos yeux, aucun sens
  • Le poids de la souffrance d’un proche, que vous portez sans pouvoir la soulager
  • Un sentiment de ne pas mériter ce qui vous arrive de bon
  • Un doute qui s’installe dans une décision, une prière, un choix de vie
  • Une fatigue, un souci matériel qui occupe votre esprit malgré vous

Ce ne sont pas des situations abstraites. C’est arrivé à des personnes réelles, accompagnées dans ces mêmes épreuves par les volumes « Pour le bonheur des Miens, Mes choisis. Jésus ». Vous n’êtes pas seul à vivre cela. Et Jésus a déjà répondu à des situations d’accueil aussi difficiles.


Pour aller plus loin

Quand vous serez prêt, vous trouverez ici un texte plus complet : ce que veut dire accueillir, les formes que l’accueil peut prendre, et les chemins que Jésus enseigne pour bien le vivre.


L’ACCUEIL

Vous vous êtes peut-être reconnu dans une des situations évoquées à la page précédente. Voici, pour qui veut aller plus loin, ce que les volumes « Pour le bonheur des Miens, Mes choisis. Jésus » enseignent sur l’accueil : ce que ça veut dire, les situations que ça recouvre, et les chemins que Jésus propose pour bien le vivre.

Qu’est-ce qu’accueillir ?

Accueillir, c’est simple à dire. Pas toujours facile à faire. Voici ce que ça veut dire, concrètement.

D’abord, on reconnaît ce qui arrive. On ne fait pas semblant que tout va bien. On ne nie pas ce qu’on ressent. On se dit simplement : « Ça, je le vis en ce moment. »

Ensuite, on le donne à Jésus. On ne le garde pas pour soi. On ne cherche pas à tout régler seul. On le remet entre ses mains, avec des mots simples, comme on donnerait un objet à quelqu’un en qui on a confiance. Une phrase suffit : « Jésus, je te donne ça. »

C’est tout. Accueillir, c’est ces deux gestes : reconnaître, puis donner.

Un jour, Léandre vit un incident tout bête. Il passe vingt minutes à essayer de démarrer un camion, alors que la bonne clé est dans sa poche. Il se sent ridicule. Jésus ne lui explique pas pourquoi c’est arrivé. Il lui demande simplement d’accueillir ce qui vient de se passer :

« Il est important que tu accueilles pleinement cette expérience, que tu bénisses Dieu de l’avoir vécue. » Vol.1 M.228

Accueillir vient avant comprendre. Un autre message le dit aussi, à propos d’une inquiétude qu’on n’explique pas non plus :

« Tu n’as pas à comprendre ce que tu vis, tu as à l’accueillir, tu as à bénir le Père pour cette situation. » Vol.2 M.90

Accueillir, ce n’est pas dire oui à tout ce qui nous plaît. C’est laisser entrer ce qui est là, même quand ça dérange. Jésus va loin dans cette demande. Il dit d’accueillir tout sans faire de tri :

« Préparer vos cœurs pour tout accueillir, aussi bien les souffrances que les joies et les peines, aussi bien la haine que l’Amour, aussi bien le rejet que l’accueil. » Vol.1 M.235

Ce n’est pas se résigner. Ce n’est pas dire que tout va bien quand ce n’est pas vrai. C’est faire confiance : ce qu’on donne à Jésus, on ne le porte plus seul.


La carte des situations

L’accueil ne prend pas toujours le même visage. Voici, pour chaque situation, ce que les volumes en disent.

Une souffrance qui ne veut pas s’expliquer

Pourquoi une souffrance fait-elle grandir une personne, et en écrase une autre ? Jésus répond avec une image simple : celle de la pluie et de la plante : « Ce qui détermine la fécondité de votre souffrance, c’est votre capacité de l’absorber, c’est-à-dire l’accueil que vous lui faites. » Vol.1 M.149

Ailleurs, Il dit que ces moments de souffrance sont courts. Ils servent à purifier, comme la pluie sert la plante Vol.1 M.96. Ce n’est pas une punition. Ce n’est pas un accident.

Une joie qu’on n’ose pas recevoir pleinement

Certaines personnes ont du mal à recevoir une joie ou une grâce. Elles ont peur d’en demander trop, ou de ne pas le mériter. Jésus dit : « Sois sans crainte, tu n’en accueilleras jamais trop. » Vol.1 M.217

Il le redit à quelqu’un qui se sent déjà comblé : ce n’est qu’un début. Il y a toujours plus à recevoir. Vol.3 M.53

Un incident qui humilie, qu’on ne comprend pas

Une erreur bête, un moment de ridicule : ça aussi, ça s’accueille. Ça ne s’analyse pas tout de suite. Ça ne s’oublie pas trop vite non plus. C’est ce que Jésus enseigne à Léandre après l’histoire du camion, plus haut Vol.1 M.228 : accueillir d’abord, bénir ensuite, comprendre bien plus tard.

Le doute qui s’installe

Douter, c’est fréquent. Douter de ce qu’on vit, de ce qu’on entend en soi, du chemin qu’on prend. Jésus ne demande pas de faire taire ce doute tout seul : « Donne-Moi tes doutes, ils ne viennent pas de Moi… tu n’as qu’à accueillir de te faire docile à mes inspirations et à croire. » Vol.1 M.188

Le fardeau d’un proche qu’on ne peut pas soulager

Porter la souffrance d’une personne qu’on aime, sans pouvoir l’aider, c’est très lourd. Une mère confie à Jésus la souffrance de son fils. Voici sa réponse : « Je viens prendre tes souffrances et celles de ton fils pour les associer aux miennes… ce qui leur donne une valeur de rédemption. » Vol.3 M.36

Un sentiment de ne pas mériter ce qui arrive de bon

Parfois, on se sent indigne d’être aimé, ou de recevoir une grâce. Ça empêche de l’accueillir. Jésus répond très clairement : « Il ne s’agit pas de savoir si tu es digne ou non de cet Amour, mais de savoir si tu l’accueilles. » Vol.3 M.52


Les chemins que Jésus propose pour bien accueillir

Quelle que soit votre situation, Jésus ne vous laisse pas seul. Voici les chemins qu’Il enseigne, avec patience. Prenez celui qui vous parle aujourd’hui.

Accueillir avant de comprendre

Jésus résume tout en trois mots, toujours dans le même ordre : « Accueillir, Bénir et Comprendre. » Vol.1 M.227

On comprend presque toujours après. Parfois longtemps après.

Ne pas s’inquiéter du futur

Le Père ne cesse jamais de donner davantage. Alors Jésus demande, tout simplement : « …comment oserais-tu te préoccuper ou t’inquiéter du futur… » Vol.1 M.227, certain d’être toujours conduit, quoi qu’il en paraisse.

Offrir ce qu’on vit, heureux ou malheureux

« Accepte de vivre les événements heureux ou malheureux pour les offrir au Père. » Vol.1 M.98 Ce geste est simple : offrir au lieu de garder pour soi. On peut le faire plusieurs fois par jour, pour une contrariété comme pour une joie.

Unir sa souffrance à celle de Jésus

Quand une souffrance est trop lourde à porter seule, Jésus propose de la lui donner. Il l’unit à la sienne : « J’accueille ta souffrance. Je l’associe aux miennes pour en faire un bouquet de roses à présenter au Père. » Vol.1 M.140

Et à celui qui trouve sa souffrance trop lourde : « Remets-Moi ta souffrance et tu trouveras que mon joug est léger. » Vol.3 M.62

Se savoir aimé sans avoir à le mériter

Ce n’est jamais une question de mérite. Ce qui compte, c’est d’ouvrir le cœur : « C’est dans la joie de Mon Cœur que J’accueille ce que tu m’offres. » Vol.2 M.80


Maintenant

Vous n’avez rien à régler aujourd’hui. Un seul geste suffit : dire à Jésus ce que vous vous vivez, avec vos mots, et le lui donner.

« Jésus, j’accueille ce que je vis en ce moment, la joie comme la peine. 
Je te le remets tel quel, sans chercher tout de suite à comprendre. 
Bénis-moi dans ce que je porte, et apprends-moi à te faire confiance. »

Si vous en ressentez le besoin, contactez-nous ! Que ce soit pour une question, pour prier ou faire un bout de chemin ensemble, nous serons heureux de vous accompagner.


Ce texte s’appuie sur les messages inspirés à Léandre Lachance et publiés dans les volumes « Pour le bonheur des Miens, Mes choisis. Jésus ». Ces écrits ont été accueillis par l’Église et ont reçu l’imprimatur du cardinal Janis Pujat, archevêque métropolitain émérite de Riga (2006), pour leur traduction lettone, et celui de Mgr Pavel Pezzi, archevêque de Moscou (2015), pour leur traduction russe.


 

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