Vivre le carême avec Marie, un chemin sûr contre les dérives spirituelles
Le Carême est un temps de grâce, mais aussi un temps exigeant, où surgissent souvent des dérives spirituelles subtiles. Les bonnes intentions peuvent se transformer en efforts mal orientés, en activisme épuisant ou en abandon illusoire.
Les enseignements de Marie présents dans les messages 59, 157 et 211 du 1er volume de Pour le bonheur des Miens, Mes choisis. Jésus offrent une boussole spirituelle sûre, profondément enracinée dans la tradition de l’Église, pour vivre un Carême fécond, juste et pacifié.
1. Contre le volontarisme :
la petitesse plutôt que la performance
La dérive
Le volontarisme consiste à croire que la conversion dépend avant tout de :
- nos efforts,
- nos résolutions,
- notre capacité à « faire mieux ».
Pendant le Carême, cela se traduit souvent par :
- une accumulation d’exercices,
- une pression intérieure,
- une culpabilité lorsque l’on n’y arrive pas.
L’enseignement de Marie
Marie enseigne exactement l’inverse :
- « Comme tu es beau lorsque tu te fais petit » (message 157)
- « Plus tu acceptes de diminuer, plus Il est présent en toi » (message 211)
La transformation ne commence pas par l’effort, mais par l’accueil.
Enracinée dans le Magnificat, cette pédagogie rappelle que :
- Dieu agit là où l’âme se reconnaît pauvre,
- la sainteté n’est pas une performance spirituelle,
- le Carême n’est pas un examen, mais une ouverture du cœur.
Grâce à Marie, le Carême redevient un temps de vérité, non de pression.
2. Contre l’activisme :
le cœur avant les pratiques
La dérive
L’activisme spirituel consiste à multiplier :
- les pratiques,
- les engagements,
- les actions visibles,
sans véritable écoute intérieure.
Pendant le Carême, cela peut conduire à :
- une agitation spirituelle,
- un épuisement,
- une perte du sens profond de la démarche.
L’enseignement de Marie
Dans le message 157, Marie enseigne une clé essentielle : lorsque les facultés (raison, volonté, organisation) ne sont pas au service du cœur, le cœur ne peut recevoir l’Amour.
Ce n’est pas l’intensité des pratiques qui transforme,
mais l’ouverture du cœur.
Marie recentre le Carême sur l’essentiel :
- laisser le cœur être abreuvé,
- permettre à Dieu d’agir intérieurement,
- accepter que le vrai travail se fasse dans le silence.
Ainsi, le Carême devient :
- un temps de profondeur,
- non une surcharge spirituelle,
- un temps d’unification intérieure.
3. Contre le faux abandon :
un « oui » réel et concret
La dérive
Le faux abandon consiste à dire « Je m’abandonne à Dieu » tout en gardant :
- le contrôle intérieur,
- ses sécurités,
- ses propres critères.
C’est un abandon verbal, mais non existentiel.
L’enseignement de Marie
Dans le message 211, Marie enseigne une loi spirituelle très claire :
- Dieu n’envahit jamais,
- Il agit selon l’espace qu’on Lui laisse,
- l’abandon est proportionnel, jamais théorique.
Le vrai abandon engage des renoncements concrets
Souvent, ils sont même discrets :
- accepter de ne pas maîtriser,
- consentir à perdre certaines sécurités,
- laisser Dieu conduire autrement que prévu.
Enraciné dans le Fiat de l’Annonciation, cet enseignement protège d’un abandon illusoire et invite à un consentement réel, humble et progressif.
4. Contre le découragement :
la fidélité maternelle de Marie
Une autre dérive fréquente du Carême est le découragement :
- impression de ne pas avancer,
- sentiment d’éloignement de Dieu,
- lassitude intérieure.
Marie répond avec une parole maternelle forte :
- « Même si, parfois, tu te sens éloigné, ne t’inquiète pas » (message 157)
- « Ta Maman te tient continuellement par la main » (message 157)
Le sentiment n’est pas un critère de vérité spirituelle.
Marie enseigne que :
- Dieu agit même dans l’aridité,
- la transformation est souvent invisible,
- la fidélité compte plus que la réussite
Conclusion :
un Carême sous le manteau de Marie
Vécus avec Marie, les enseignements des messages 59, 157 et 211 permettent de vivre un Carême :
- libéré du volontarisme,
- apaisé face à l’activisme,
- purifié du faux abandon,
- soutenu dans les moments de sécheresse.
En une phrase, Marie t’apprend à vivre le Carême ainsi :
Ne te force pas à changer. Laisse-toi transformer. Donne ton « oui » dans la petitesse, et Elle te tiendra pendant que le Père agit.
Marie, la Mère de Jésus et notre Mère, connaît le chemin qui mène à Pâques. Elle ne te demande ni exploits spirituels ni performances héroïques.
Tu trouveras ici un petit manuel pratique dans lequel Marie t’apprend à marcher dans la petitesse, la confiance et l’abandon. Prends sa main, accepte de ne pas tout maîtriser.
Une question émerge en toi ? Tu veux me partager une expérience, un témoignage ? N’hésite pas à m’écrire, je serai heureux d’échanger avec toi.
Parce que l’Amour t’aime, tu deviens l’Amour.
Guy Fromet de Rosnay
Directeur général




