Vous souffrez ?
Une réflexion sur la souffrance
Par Guy Fromet de Rosnay
Vous souffrez. Peut-être depuis peu, peut-être depuis longtemps. Quoi que vous portiez en ce moment, vous n’êtes pas seul à le porter.
Un premier geste avant tout le reste
Il n’y a rien à comprendre tout de suite, rien à bien faire. Un seul geste suffit pour commencer : se tourner vers Jésus, tel qu’on est, avec ce qu’on porte.
« Viens te jeter dans mes bras.
Remets-Moi ta souffrance et tu trouveras que mon joug est léger. »
(Pour le bonheur des Miens, Mes choisis. Jésus, volume 3, message 62)
Peut-être reconnaissez-vous votre situation ici :
- Vous venez de perdre quelqu’un
- Vous accompagnez un proche malade
- Votre couple traverse une crise
- Votre entreprise, votre travail, s’effondre
- Vous vous sentez seul, incompris, abandonné
- Une décision difficile pèse sur vous
- Vous portez une responsabilité qui vous dépasse
Ce ne sont pas des situations abstraites, ce sont des personnes réelles, accompagnées dans ces mêmes épreuves à travers les volumes « Pour le bonheur des Miens, Mes choisis. Jésus ». Vous n’êtes pas seul à vivre cela, et Jésus s’est déjà penché sur des épreuves comme la vôtre.
Pour aller plus loin
Quand vous serez prêt, vous trouverez ici un texte plus complet : ce qu’est la souffrance, les chemins que Jésus enseigne pour la traverser, et les situations concrètes abordées dans les volumes.
LA SOUFFRANCE
Vous vous êtes peut-être reconnu dans une des situations évoquées sur la page précédente.
Voici, pour qui veut aller plus loin, ce que les volumes « Pour le bonheur des Miens, mes choisis. Jésus » enseignent sur la souffrance : ce qu’elle est plus largement, les situations qu’elle recouvre, et les chemins que Jésus propose pour la traverser.
Qu’est-ce que souffrir ?
Ce que vous vivez a un sens, même s’il vous échappe encore. Souffrir n’est pas un accident sans signification ni une punition. C’est un don, au même titre que la vie elle-même. Jésus le dit avec une grande douceur : « La vie est un don de Dieu, la souffrance aussi. La vie : pour apprendre à connaître, à servir et à aimer Dieu ; la souffrance : pour que la vie soit ajustée à la Volonté de Dieu. » Vol.2 M.45
Aucune souffrance n’est inutile, qu’elle soit petite ou grande, légère ou profonde. Elle est comme la pluie pour la plante : ce qui compte, ce n’est pas son intensité, mais notre capacité à l’accueillir. C’est cet accueil, fait d’amour et de confiance, qui la transforme en grâce.
Et surtout, vous ne souffrez jamais seuls. Jésus lui-même a connu l’abandon, le rejet, l’incompréhension, avant nous et plus que nous. Il le rappelle avec tendresse : « Plus ma souffrance a été grande et douloureuse, plus J’étais proche de la Résurrection. Il en est de même pour toi. » Vol.3 M.62
Souffrir, c’est donc traverser une nuit qui n’a pas le dernier mot, parce que l’Amour, lui, demeure toujours plus fort.
Votre situation, plus en profondeur
Vous avez peut-être reconnu le vôtre parmi les quelques lignes de la page précédente. Voici, pour chaque grande famille de situations, ce que les volumes en disent plus précisément.
Le deuil et la perte
Le suicide d’un proche, avec l’accompagnement d’une famille endeuillée Vol.2 M.45. Le veuvage à travers le témoignage d’une femme ayant perdu son mari, dont l’épreuve, accueillie dans la foi, se transforme en une paix inattendue Vol.3 M.101-102.
La maladie et le handicap
La paralysie d’un proche et la lourde charge de celui ou celle qui en prend soin au quotidien Vol.2 M.95.
Les difficultés professionnelles ou financières
Les difficultés d’une entreprise, l’incertitude des décisions d’affaires importantes Vol.3 M.63. La vente d’un bureau, les préoccupations et l’anxiété qui l’accompagnent Vol.1 M.95.
Les épreuves du couple et de la famille
Les couples séparés ou divorcés, et le chemin du pardon pour reconstruire Vol.3 M.69. Un couple appelé à vivre la chasteté par fidélité à un appel reçu, malgré la difficulté de la situation Vol.3 M.86. Les divisions familiales causées par la conversion ou l’engagement de foi d’un des membres, alors que les autres ne le suivent pas dans cette voie Vol.3 M.104.
Les responsabilités et le ministère
La souffrance d’un prêtre vivant, dans son ministère, ce que Jésus appelle « le chemin du Calvaire » Vol.3 M.61. L’impuissance ressentie devant la souffrance de ceux qu’on porte dans son cœur, sans pouvoir agir soi-même Vol.1 M.18, 23.
Les blessures intérieures
Le sentiment d’être seul, abandonné, incompris ou trahi Vol.1 M.194 Vol.3 M.62. Le sentiment de ne pas se sentir aimé, ou d’être privé de liberté intérieure Vol.3 M.62. Le sentiment d’être traité injustement Vol.1 M.115. Les attaques spirituelles et les tentations qui pèsent sur une personne Vol.3 M.51.
Les souffrances plus larges, sociales et spirituelles
La violence, les guerres, les divisions, les persécutions Vol.1 M.87. La montée des suicides dans la société, comme signe d’une détresse plus profonde Vol.1 M.151. Le mal de l’âme, c’est-à-dire le manque d’Amour, décrit comme la plus grande de toutes les souffrances Vol.1 M.87.
Les chemins que Jésus propose pour la traverser
Quelle que soit votre situation, Jésus ne vous laisse pas seul devant elle. Voici les chemins qu’Il enseigne, avec patience et tendresse. Aucun n’est réservé à un lecteur idéal : prenez celui qui vous correspond aujourd’hui.
Venir se réfugier auprès de Lui
Le premier geste est le plus simple : venir. Ne pas attendre d’aller mieux ni de savoir bien prier. « Viens te jeter dans mes bras… Remets-Moi ta souffrance et tu trouveras que mon joug est léger. » Vol.3 M.62 « Je prends tout ce qui est trop lourd pour toi. » Vol.1 M.56
Offrir sa souffrance, pour qu’elle ne soit pas perdue
Une souffrance vécue seule, refermée sur elle-même, ne porte pas de fruit. Offerte, elle change de nature. « Dépose tes souffrances dans Mon Cœur afin qu’elles aient valeur de rédemption. » Vol.1 M.115
Accueillir avant de comprendre
Devant une épreuve qui ne s’explique pas, Jésus n’attend pas de vous que vous compreniez tout de suite. Il enseigne plutôt un chemin en trois pas : accueillir la situation, bénir le Père malgré tout, et seulement ensuite, avec le temps, comprendre. « Tu n’as pas à comprendre ce que tu vis… Ce n’est que beaucoup plus tard que tu comprendras. »Vol.2 M.90
Descendre plus profondément à l’intérieur de soi
La souffrance peut devenir un chemin. Elle conduit souvent, dit Jésus, à l’intérieur de l’être, là où se trouve la Vraie Vie : « C’est là qu’éclate la vie, la vraie vie, la vie de l’Amour. » Vol.1 M.232
Se souvenir qu’Il a souffert avant nous, et davantage
Jésus ne demande jamais rien qu’Il n’ait lui-même vécu. « Regarde comment J’ai été abandonné, Moi, ton Dieu, au moment de Ma Passion… Plus ma souffrance a été grande et douloureuse, plus j’étais proche de la Résurrection. Il en est de même pour toi. » Vol.3 M.62
Pardonner, pour reconstruire
Certaines souffrances, comme un deuil difficile, une rupture ou une blessure relationnelle, ne se traversent pas sans un pardon total : envers soi-même, envers l’autre, porté au sacrement de Réconciliation. C’est, dit Jésus, l’unique moyen de « nettoyer le passé » pour pouvoir reconstruire sur des bases nouvelles.
Se rappeler que l’Amour seul guérit
Tout se ramène à un seul principe : « Il n’y a qu’un seul remède contre la souffrance, c’est l’Amour, toujours l’Amour, uniquement l’Amour, pas autre chose que l’Amour. » Vol.1 M.123
Maintenant
Vous n’avez rien à résoudre aujourd’hui. Un seul geste suffit : dire à Jésus, avec vos mots, ce que vous portez, et lui remettre ce fardeau.
« Jésus, j’accueille et te remets tel quel ce que je vis en ce moment. Je bénis le Père en Ton Nom sans chercher à tout comprendre. »
Si vous en ressentez le besoin, contactez-nous ! Que ce soit pour une question, pour prier ou faire un bout de chemin ensemble, nous serons heureux de vous accompagner.
Ce texte s’appuie sur les messages inspirés à Léandre Lachance et publiés dans les volumes « Pour le bonheur des Miens, Mes choisis. Jésus ». Ces écrits ont été accueillis par l’Église et ont reçu l’imprimatur du cardinal Janis Pujat, archevêque métropolitain émérite de Riga (2006), pour leur traduction lettone, et celui de Mgr Pavel Pezzi, archevêque de Moscou (2015), pour leur traduction russe.