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Chronique #31 – L’ARGENT ET LA FAMILLE (1)

L’ARGENT ET LA FAMILLE (1)

Nous savons tous que l’argent est souvent un point de discussion, de division dans bien des vies de couple et dans les familles.

La seule souffrance que j’ai retenue de mon enfance était lorsqu’on parlait d’argent. Ma mère qui avait connu l’aisance avant son mariage, caressait beaucoup de projets, et nous en rêvions, mais lorsqu’arrivait le temps de prendre une décision, nous devions nous rendre à l’évidence : nous n’avions pas l’argent pour réaliser tel projet, il fallait donc y renoncer. Pour moi, à chaque fois, c’était une frustration de vivre ainsi conditionné par l’argent. Dans ma petite tête d’enfant, je caressais le désir de vivre dans une maison où on ne parlerait jamais d’argent.

Dès que j’ai commencé à en gagner, il m’est apparu important d’en économiser, afin d’en avoir pour subvenir à nos besoins, mais sans en parler. Et effectivement, je peux dire que nous n’avons pas parlé d’argent à la maison. Voici comment nous avons fonctionné depuis soixante ans. Avant notre mariage, Élisabeth enseignait et c’est moi qui désirais qu’elle demeure à la maison; je trouvais injuste et humiliant de sa part de l’obliger à me demander de l’argent pour ses besoins et pour les achats de la maison; je lui ai donc proposé de lui donner un montant chaque semaine. Après un certain temps, je trouvais ennuyeux de m’assurer d’avoir toujours de l’argent liquide à lui remettre chaque semaine et, d’un commun accord, nous avons donc opté pour une formule de douze chèques. Donc, notre conversation « financière » se limitait à quelques minutes par année, pour établir le montant et faire les douze chèques. Par la suite, lorsque les enfants sont arrivés à l’âge de l’adolescence et que nous étions en vacances, Élisabeth commença à me parler des problèmes qu’elle vivait d’acheter à chacun ce dont ils avaient besoin et d’être équitable envers chacun d’eux; nous avons donc convenu de leur donner leur budget pour leurs dépenses scolaires, leur habillement et leurs sorties. S’ils en voulaient davantage, c’était à eux de s’en gagner.

Nous avons établi ce système qui s’est perpétué par la suite et, dès qu’un enfant arrivait à l’âge du secondaire, nous lui faisions dix chèques pour ses besoins. Cette pratique a eu pour effet de rendre chacun d’eux beaucoup plus autonome et indépendant, tout en les rendant plus responsables de leur situation financière. Aux deux plus vieux, j’avais même enseigné un petit système de comptabilité simple pour savoir où allait leur argent et être en mesure de constater ce que coûtaient leurs vêtements, les dépenses scolaires, etc. À la lettre, ils ont suivi cela pendant nombre d’années, balançant leur budget « à la cent ». C’était le plaisir de grand-maman Carrier, lorsqu’elle arrivait à la maison, d’aller consulter le cahier de comptabilité de Sylvie et de Julien. Cette formule a donc été très bénéfique pour ne pas avoir à parler d’argent dans la maison.

Un jour, une jeune femme (que je nommerai Martine) m’a consulté sur cette question d’argent, car elle vivait sur ce point, un grand différend avec son mari (que je nommerai Serge). Martine est une jeune femme sage, qui se veut responsable en toute chose, qui désire avoir une sécurité sur le plan financier et qui se veut aussi très rationnelle dans ses achats, qui aime prendre le temps d’y réfléchir à savoir s’il s’agit d’un achat nécessaire et aussi de prendre le temps de le désirer. Serge est un homme rempli de talents, très actif, entreprenant, qui se donne entièrement à tout ce qu’il fait et qui aime combler ses désirs très rapidement.

Lorsqu’elle m’a consulté, Serge venait de se lancer en affaires : il arrivait difficilement à s’acquitter de ses obligations et il n’était pas sûr de réussir à faire survivre son commerce. Par contre, deux semaines auparavant, il avait changé sa voiture encore bonne, pour une autre plus coûteuse. Il venait aussi d’acheter un système de son des plus dispendieux. Martine me demande, d’un air désemparé : « Que dois-je faire devant une telle situation, car s’il continue, nous allons faire faillite. »

– Si tu t’opposes, est-ce que cela va changer quelque chose ? – « Pas grand-chose; lorsqu’il désire quelque chose, il le veut tellement, je crois qu’il va l’acheter quand même, » me répondit-elle.

Je lui ai posé une autre question : « Qu’est-ce qui est le plus important pour toi : votre situation financière ou votre amour de couple ? » Martine, sans hésiter un seul instant, me répond : « C’est notre amour de couple. » Je lui dis : « C’est donc cela l’essentiel; tu as tout à fait raison. Si, un jour, il lui arrivait de faire faillite, plus que jamais à ce moment, il aura besoin de ton amour. Il est donc important que vous ne l’ayez pas brisé pour une question de dollars. Tu peux lui donner ton opinion, mais pas plus. » Je lui propose alors : « Pourquoi n’agirais-tu pas comme une femme sage, en te faisant des économies et, si un jour, cette faillite survenait, tu pourras lui dire : « Une chose est plus importante que tes affaires, c’est que je t’aime, Serge, et tu n’as pas à t’inquiéter, car, avec mes économies, nous pourrons vivre jusqu’à ce que tu aies le temps de replacer tes affaires. » Cinq ou six ans plus tard, Martine me disait que ce conseil avait été très précieux pour elle, qu’elle avait décidé d’accepter Serge tel qu’il était. J’ai vu grandir leur amour de couple. Ce qu’elle appréhendait ne s’est jamais produit, au contraire les affaires de Serge sont devenues très florissantes. Il a découvert les valeurs spirituelles, les biens matériels sont devenus moins importants à ses yeux et il est devenu plus rationnel dans ses achats.

http://www.fcdj.org/bibliotheque/livres_de_leandre_lachance

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Pensée du jour

20 avril 2019
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L’ARGENT ET LA FAMILLE (1)

Nous savons tous que l’argent est souvent un point de discussion, de division dans bien des vies de couple et dans les familles.

La seule souffrance que j’ai retenue de mon enfance était lorsqu’on parlait d’argent. Ma mère qui avait connu l’aisance avant son mariage, caressait beaucoup de projets, et nous en rêvions, mais lorsqu’arrivait le temps de prendre une décision, nous devions nous rendre à l’évidence : nous n’avions pas l’argent pour réaliser tel projet, il fallait donc y renoncer. Pour moi, à chaque fois, c’était une frustration de vivre ainsi conditionné par l’argent. Dans ma petite tête d’enfant, je caressais le désir de vivre dans une maison où on ne parlerait jamais d’argent.

Dès que j’ai commencé à en gagner, il m’est apparu important d’en économiser, afin d’en avoir pour subvenir à nos besoins, mais sans en parler. Et effectivement, je peux dire que nous n’avons pas parlé d’argent à la maison. Voici comment nous avons fonctionné depuis soixante ans. Avant notre mariage, Élisabeth enseignait et c’est moi qui désirais qu’elle demeure à la maison; je trouvais injuste et humiliant de sa part de l’obliger à me demander de l’argent pour ses besoins et pour les achats de la maison; je lui ai donc proposé de lui donner un montant chaque semaine. Après un certain temps, je trouvais ennuyeux de m’assurer d’avoir toujours de l’argent liquide à lui remettre chaque semaine et, d’un commun accord, nous avons donc opté pour une formule de douze chèques. Donc, notre conversation « financière » se limitait à quelques minutes par année, pour établir le montant et faire les douze chèques. Par la suite, lorsque les enfants sont arrivés à l’âge de l’adolescence et que nous étions en vacances, Élisabeth commença à me parler des problèmes qu’elle vivait d’acheter à chacun ce dont ils avaient besoin et d’être équitable envers chacun d’eux; nous avons donc convenu de leur donner leur budget pour leurs dépenses scolaires, leur habillement et leurs sorties. S’ils en voulaient davantage, c’était à eux de s’en gagner.

Nous avons établi ce système qui s’est perpétué par la suite et, dès qu’un enfant arrivait à l’âge du secondaire, nous lui faisions dix chèques pour ses besoins. Cette pratique a eu pour effet de rendre chacun d’eux beaucoup plus autonome et indépendant, tout en les rendant plus responsables de leur situation financière. Aux deux plus vieux, j’avais même enseigné un petit système de comptabilité simple pour savoir où allait leur argent et être en mesure de constater ce que coûtaient leurs vêtements, les dépenses scolaires, etc. À la lettre, ils ont suivi cela pendant nombre d’années, balançant leur budget « à la cent ». C’était le plaisir de grand-maman Carrier, lorsqu’elle arrivait à la maison, d’aller consulter le cahier de comptabilité de Sylvie et de Julien. Cette formule a donc été très bénéfique pour ne pas avoir à parler d’argent dans la maison.

Un jour, une jeune femme (que je nommerai Martine) m’a consulté sur cette question d’argent, car elle vivait sur ce point, un grand différend avec son mari (que je nommerai Serge). Martine est une jeune femme sage, qui se veut responsable en toute chose, qui désire avoir une sécurité sur le plan financier et qui se veut aussi très rationnelle dans ses achats, qui aime prendre le temps d’y réfléchir à savoir s’il s’agit d’un achat nécessaire et aussi de prendre le temps de le désirer. Serge est un homme rempli de talents, très actif, entreprenant, qui se donne entièrement à tout ce qu’il fait et qui aime combler ses désirs très rapidement.

Lorsqu’elle m’a consulté, Serge venait de se lancer en affaires : il arrivait difficilement à s’acquitter de ses obligations et il n’était pas sûr de réussir à faire survivre son commerce. Par contre, deux semaines auparavant, il avait changé sa voiture encore bonne, pour une autre plus coûteuse. Il venait aussi d’acheter un système de son des plus dispendieux. Martine me demande, d’un air désemparé : « Que dois-je faire devant une telle situation, car s’il continue, nous allons faire faillite. »

– Si tu t’opposes, est-ce que cela va changer quelque chose ? – « Pas grand-chose; lorsqu’il désire quelque chose, il le veut tellement, je crois qu’il va l’acheter quand même, » me répondit-elle.

Je lui ai posé une autre question : « Qu’est-ce qui est le plus important pour toi : votre situation financière ou votre amour de couple ? » Martine, sans hésiter un seul instant, me répond : « C’est notre amour de couple. » Je lui dis : « C’est donc cela l’essentiel; tu as tout à fait raison. Si, un jour, il lui arrivait de faire faillite, plus que jamais à ce moment, il aura besoin de ton amour. Il est donc important que vous ne l’ayez pas brisé pour une question de dollars. Tu peux lui donner ton opinion, mais pas plus. » Je lui propose alors : « Pourquoi n’agirais-tu pas comme une femme sage, en te faisant des économies et, si un jour, cette faillite survenait, tu pourras lui dire : « Une chose est plus importante que tes affaires, c’est que je t’aime, Serge, et tu n’as pas à t’inquiéter, car, avec mes économies, nous pourrons vivre jusqu’à ce que tu aies le temps de replacer tes affaires. » Cinq ou six ans plus tard, Martine me disait que ce conseil avait été très précieux pour elle, qu’elle avait décidé d’accepter Serge tel qu’il était. J’ai vu grandir leur amour de couple. Ce qu’elle appréhendait ne s’est jamais produit, au contraire les affaires de Serge sont devenues très florissantes. Il a découvert les valeurs spirituelles, les biens matériels sont devenus moins importants à ses yeux et il est devenu plus rationnel dans ses achats.

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