Chronique #17 – AGIR AVEC FERMETÉ

AGIR AVEC FERMETÉ

Nous avons tendance à penser que, pour agir avec amour, il faut être mou, surtout si nous sommes en autorité, soit comme parent, soit comme patron.

Les enfants, aussi bien que les employés, ont besoin d’une direction ferme. Nous avons donc à concilier deux mots, amour et fermeté, ou fermeté dans l’amour, ou l’amour dans la fermeté. Lorsque notre fille Sylvie était en secondaire II, ses compagnes de classe allaient au Carnaval de Québec pour deux jours. J’avais entendu dire qu’il y circulait beaucoup de drogues pour les jeunes; comme Sylvie avait deux ans de moins que les autres – ayant commencé son école à cinq ans et n’ayant pas fait de septième année – nous avions décidé, Élisabeth et moi, de ne pas lui permettre d’aller au Carnaval de Québec. Elle a insisté aussi longtemps que l’autobus n’a pas été parti et je ne vous cache pas que nous avons été tentés de céder, mais nous avons tenu notre position ferme.

Après le départ de l’autobus, elle m’a dit : « Tu sais papa, j’aurais bien aimé aller à Québec, mais après que tu m’aies expliqué le pourquoi de ta décision, si tu avais changé d’idée à la suite de mon insistance, tu m’aurais déçue. » Être ferme ne veut pas dire être déplaisant, désagréable; tout est dans la façon dont s’exerce cette fermeté. Bien qu’il m’apparaisse qu’à choisir entre une direction agréable et molle et une direction sévère et ferme, les gens préfèrent cette dernière pourvu que les décisions soient justes. Lorsque nous sommes en autorité, notre amour doit être assez grand pour risquer de perdre des amis, de la popularité, pour le plus grand bien des gens qui relèvent de nous, en acceptant d’agir courageusement dans la fermeté et dans l’amour, dans la justice et le respect des personnes. Voilà des moyens pour atteindre de nouveaux sommets.

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4 mai 2019
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AGIR AVEC FERMETÉ

Nous avons tendance à penser que, pour agir avec amour, il faut être mou, surtout si nous sommes en autorité, soit comme parent, soit comme patron.

Les enfants, aussi bien que les employés, ont besoin d’une direction ferme. Nous avons donc à concilier deux mots, amour et fermeté, ou fermeté dans l’amour, ou l’amour dans la fermeté. Lorsque notre fille Sylvie était en secondaire II, ses compagnes de classe allaient au Carnaval de Québec pour deux jours. J’avais entendu dire qu’il y circulait beaucoup de drogues pour les jeunes; comme Sylvie avait deux ans de moins que les autres – ayant commencé son école à cinq ans et n’ayant pas fait de septième année – nous avions décidé, Élisabeth et moi, de ne pas lui permettre d’aller au Carnaval de Québec. Elle a insisté aussi longtemps que l’autobus n’a pas été parti et je ne vous cache pas que nous avons été tentés de céder, mais nous avons tenu notre position ferme.

Après le départ de l’autobus, elle m’a dit : « Tu sais papa, j’aurais bien aimé aller à Québec, mais après que tu m’aies expliqué le pourquoi de ta décision, si tu avais changé d’idée à la suite de mon insistance, tu m’aurais déçue. » Être ferme ne veut pas dire être déplaisant, désagréable; tout est dans la façon dont s’exerce cette fermeté. Bien qu’il m’apparaisse qu’à choisir entre une direction agréable et molle et une direction sévère et ferme, les gens préfèrent cette dernière pourvu que les décisions soient justes. Lorsque nous sommes en autorité, notre amour doit être assez grand pour risquer de perdre des amis, de la popularité, pour le plus grand bien des gens qui relèvent de nous, en acceptant d’agir courageusement dans la fermeté et dans l’amour, dans la justice et le respect des personnes. Voilà des moyens pour atteindre de nouveaux sommets.